Un G sur le diagnostic, et la même question à chaque fois : peut-on encore louer, faut-il vendre, et combien coûtent les travaux ? Les trois réponses tiennent en une page. La dernière tient en trente secondes : le DPE lui-même contient de quoi calculer le prix des travaux et la classe que le logement atteindra.
Ce qu'un G interdit, et ce qu'il n'interdit pas
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail, ni d'un renouvellement. Le bail en cours, lui, continue : un locataire en place n'a pas à partir, et il peut exiger de son propriétaire que le logement soit rendu décent, c'est-à-dire sorti de la classe G. La vente reste possible, mais l'acquéreur sait ce qu'il achète : il négocie le prix des travaux, souvent avec une marge. Les logements F suivent au 1er janvier 2028, les E au 1er janvier 2034.
Deux points changent la lecture d'un G parisien. Depuis le 1er juillet 2024, les logements de moins de 40 m² sont jugés sur des seuils adaptés à leur surface : un studio classé G sur un diagnostic antérieur peut être F, voire E, sur un diagnostic refait. Et depuis le 1er janvier 2026, l'électricité compte pour 1,9 en énergie primaire au lieu de 2,3 : un logement chauffé à l'électricité gagne mécaniquement, sans un seul travail, et une attestation peut être obtenue sans nouveau diagnostic. Avant de lancer quoi que ce soit, il faut donc savoir d'où l'on part réellement.
Ce que le diagnostic recommande, et ce qu'il ne dit pas
Un DPE recommande des travaux, en général quatre postes pour un G : l'isolation des murs, la ventilation, le remplacement du chauffage et de l'eau chaude, parfois les fenêtres. Il indique une classe après travaux, souvent E, et un montant estimé. Ce montant est un ordre de grandeur national, identique à Rouen et à Paris. Il ne connaît ni la hauteur sous plafond, ni l'accès au chantier, ni les prix des entreprises parisiennes, ni la copropriété.
Il ne dit pas non plus ce qu'une facture contient toujours : la peinture, parce qu'un mur doublé se repeint avec la pièce, et la mise en sécurité électrique, parce qu'un tableau ancien ne reçoit pas de nouveaux radiateurs. Sur un studio du 17e livré en 2026, ces deux postes représentaient la moitié de la facture.
Ce que ça coûte réellement à Paris
Un exemple vaut mieux qu'une moyenne. Un studio de 27 m² au sixième étage, chauffage électrique, classé G avec 455 kWh/m²/an. Le diagnostic estimait les travaux entre 8 000 et 11 000 €. La facture de l'entreprise, toutes taxes comprises, s'est établie à 19 811 € : doublage du mur de façade, mise à la terre et tableau neuf, chauffe-eau, ventilation hygroréglable, deux radiateurs pilotés, remise en peinture complète et installation de chantier. Le logement est passé de G à E et redevient louable jusqu'en 2034.
Pour un deux-pièces de 45 m² dans la même situation, l'enveloppe se situe autour de 25 000 €. Pour un trois-pièces de 65 m², autour de 31 000 €, et un peu moins au gaz, où le chauffage relève souvent de la copropriété. Ces chiffres sont ceux que l'estimateur de l'Atelier calcule à partir du rapport lui-même, poste par poste, aux prix relevés sur des devis parisiens de 2026. Un appel avec l'Atelier transforme cette enveloppe en chiffrage exact.
Par où commencer
Dans cet ordre : vérifier le point de départ réel, avec les seuils petites surfaces et le coefficient 2026 ; lire ce que le rapport recommande et ce qu'il ne compte pas ; obtenir un prix parisien et la classe d'arrivée ; puis seulement décider entre travaux et vente. Le diagnostic que vous avez déjà reçu suffit pour les trois premières étapes.
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Chiffrer mon DPEQuestions fréquentes
Un logement G peut-il encore être loué en 2026 ?
Non, pour un nouveau bail ou un renouvellement : l'interdiction s'applique depuis le 1er janvier 2025. Un bail en cours se poursuit, et le locataire peut demander la mise en conformité du logement.
Mon studio est classé G : est-ce encore vrai ?
Pas forcément. Depuis juillet 2024, les logements de moins de 40 m² sont jugés sur des seuils adaptés, et depuis 2026 l'électricité compte pour 1,9 au lieu de 2,3 en énergie primaire. Un studio chauffé à l'électricité classé G sur un diagnostic ancien peut être F ou E aujourd'hui, sans travaux.
Combien coûtent les travaux pour sortir de G à Paris ?
Sur un chantier réel de 2026, un studio de 27 m² est passé de G à E pour 19 811 € TTC. Comptez autour de 25 000 € pour 45 m² et de 31 000 € pour 65 m² au chauffage électrique. Le montant estimé porté sur le diagnostic est un ordre de grandeur national, généralement bien inférieur aux prix parisiens.
Faut-il vendre plutôt que rénover ?
Un acquéreur négocie le prix des travaux, souvent avec une marge par prudence. Connaître le coût réel des travaux avant de vendre permet de ne pas céder deux fois le même montant. Dans beaucoup de cas parisiens, la rénovation se rembourse par le loyer retrouvé.